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Médecine orthomoléculaire
La médecine orthomoléculaire est une thérapeutique qui vise à soigner les personnes par un apport optimal de substances naturelles reconnues par l’organisme. A l’opposé on trouve la médecine allopathique dont l’approche s'oriente vers les effets thérapeutiques de molécules créées par l'homme (synthétiques).
C’est le Professeur Linus Pauling double prix Nobel (chimie en 1954 et de la paix en 1962) qui crée en 1968 le terme « orthomoléculaire ». Ce terme signifie « molécule correcte » c’est-à-dire une molécule qui n’est pas étrangère à l’organisme humain, biologiquement correcte donc reconnue. Les molécules synthétiques (médicaments) sont quant à elles biologiquement incorrects car leur ressemblance chimique avec les molécules naturelles ne sont pas identiques et provoquent des dysfonctionnements (effets secondaires) en masquant les symptômes et non l’élimination des causes de la maladie.
Prenons pour illustrer l’approche de la médecine orthomoléculaire le cas de la vitamine C. Celle-ci a été rendu populaire par Linus Pauling. Par exemple, le gorille des montagnes (une bête de 120 à 160 kg) consomme tous les jours entre 2 000 et 4 000 mg de vitamine C voir plus parfois. L'homme moderne qui ne prend pas de complément en consomme seulement quelques dizaines de milligrammes (la faute à notre nourriture industrielle dévitalisée et qui a perdu en 50 ans la moitié de ces vitamines et minéraux, à la pollution des sols etc.).
La plus grande partie des mammifères synthétisent leur propre vitamine C dans des quantités variables en fonction des stress subis ce qui équivaux en prenant en compte la masse corporelle moyenne d’un l’individu adulte, 10 000 à 20 000 mg par jour.
L’organisme humains au cours de son évolution, à cause d’une mutation génétique il y a environ 25 millions d’années, à perdu cette capacité à synthétiser la vitamine C grâce à l'enzyme L-gulonolactone oxydase qui intervient dans la dernière étape d'une chaîne de réactions qui permet de convertir le glucose (sucre) en acide ascorbique (vitamine C). Il existe quelques animaux qui ne synthétisent pas la vitamine C comme les cochons, une espèce de chauve-souris etc.
La médecine orthomoléculaire propose de corriger ce déficit par l'apport de quantités semblables à celles synthétisées par les autres mammifères soit plusieurs grammes par jour selon la masse corporelle. De telles quantités de vitamine C extraite de sources naturelles coûterait chère. La solution c’est la production de vitamine C de synthèse à condition qu’elle soit identique à la molécule naturelle (acide L-ascorbique).
La médecine orthomoléculaire préconise pour un effet bénéfice des doses variables et suffisantes de vitamine C dans de nombreux cas médicales, spécialement lors d'infections (les globules blancs utilisent la vitamine C prélevée dans le sang comme antioxydant pour se protéger lorsqu’ils attaquent les intrus à l'aide d'oxydants comme le peroxyde d’hydrogène). Pour le scorbut quelques milligrammes sont suffisant mais pour la guérison d’une infection virale ou bactérienne la dose peut aller jusqu’à plusieurs dizaines de grammes par jour.
Les rouages biochimiques de la vitamine C dans l’organisme ne sont pas totalement élucidés. Elle a longtemps été considérée comme un micronutriment dont la consommation à des doses supérieures aux autres vitamines peut paraître absurde. Les recherches sur la vitamine C à des doses insuffisantes ont masqué ses réelles capacités à des doses supérieures et contribuées à semé la confusion. De plus l’industrie pharmaceutique a préféré les thérapies brevetables, plus coûteuses donc plus rentables, à la vitamine C non brevetable, bon marché et hautement efficace à hautes doses !
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