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Accident vasculaire cérébral
Un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire est appelé accident vasculaire cérébral, ou AVC, appelé également « attaque cérébrale » ainsi que apoplexie ou attaque d'apoplexie (terme plus ancien). L’effet visible d’un AVC est une perte de connaissance entraînant un arrêt partiel ou complet des fonctions cérébrales, ou une attaque provoquant la perte de conscience ou la mort soudaine du patient (apoplexie foudroyante).
L’accident vasculaire cérébral survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau qui transporte le sang au cerveau entraînant un manque d’oxygène parfois fatal. Dans la grande majorité des cas il n’y a pas de signe précurseur d’une crise et plus de la moitié des personnes gardent des séquelles, seulement un individu sur dix récupère complètement.
Selon la région du cerveau qui a été touché les séquelles ne seront pas les mêmes, par exemple certaines personnes seront aphasique (difficulté à parler ou à écrire) ou paralysé partiellement ou complètement de la moitié du corps ou bien encore auront des problèmes de mémoire. Plus l’oxygène a manqué dans une région du cerveau et plus les séquelles peuvent être graves.
Il suffit de quelques minutes pour que les cellules nerveuses privées d’oxygène meurent, elles ne se régénéreront pas. Donc à la suite d’un AVC plus la consultation est rapide moins il y a de risque d’en garder des séquelles. Néanmoins le cerveau a une certaine capacité d’adaptation (plasticité neuronale), certaines cellules nerveuses saines peuvent parfois prendre la relève des cellules mortes si elles sont stimulées par différents exercices.
Les causes d’un AVC sont l’hypertension (facteur de risque) car une forte pression exercée par le sang dans les artères les fragilisent peu à peu faisant courir le risque que de petits vaisseaux éclatent. La formation de plaques de lipides (athérosclérose) sur la paroi des artères est aussi un facteur de risque (risque d’obstruction d’une artère du cerveau).
Mais la cause exacte d’un AVC n’est pas toujours possible à déterminer
Les AVC sont plus rares que les crises cardiaques mais entraîne plus de mortalité et d’incapacités et les trois quarts de ceux-ci surviennent chez les personnes âgés de 65 ans et plus et touchent autant les hommes que les femmes. Plus rare est l’AVC chez les jeunes enfants.
Il existe trois types d’AVC :
- La thrombose cérébrale représente 40 % à 50 % des cas et se manifeste lorsqu’une plaque de lipides (athérosclérose) se forme sur la paroi d’une artère du cerveau et grossit au point de la bloquer entièrement. Les neurones privés d’oxygène et des éléments nutritifs nécessaires à leur travail finissent par mourir.
- L’embolie cérébrale représente environ 30 % des cas. Idem que le cas de la thrombose, une artère cérébrale est bloquée mais le caillot qui bloque l’artère s’est formé ailleurs dans le corps et a ensuite été transporté via la circulation sanguine. Ce caillot vient souvent d’une artère du cœur ou d’une artère carotide (dans le cou).
- L’hémorragie cérébrale représente environ 20 % des cas. C’est l’AVC le plus mortel. Il peut résulter de la rupture d’un anévrisme qui est une petite section dilatée d’une artère fragilisée par l’athérosclérose ou par l’hypertension. L’hémorragie se rajoute au manque d’oxygène et détruit d’autres cellules en faisant pression sur les tissus.
L’AVC peut parfois se détecter grâce à différents signes : des étourdissements et une perte soudaine d’équilibre, un brusque engourdissement, une perte de sensibilité, ou une paralysie du visage, d’un bras, d’une jambe ou d’un côté du corps, une difficulté soudaine à s’exprimer ou à comprendre, une perte soudaine de la vue ou une vision trouble dans un seul œil, un mal de tête subit, d’une très forte intensité, accompagné parfois de vomissements.
Les personnes à risques sont celles ayant déjà eu un mini-AVC, les personnes atteintes d’un trouble cardiaque ou ayant eu récemment un infarctus du myocarde, la fibrillation auriculaire, les personnes diabétiques, les personnes ayant une mauvaise circulation sanguine dans les artères des jambes, les personnes qui souffrent de migraines, les personnes atteintes d’apnée du sommeil, les personnes ayant un nombre élevé de globules rouges dans le sang et les personnes dont un proche parent a été atteint d’un AVC.
Les facteurs de risque sont : l’hypertension, l’hypercholestérolémie, le tabagisme, l’athérosclérose, l’obésité, le stress chronique, une mauvaise alimentation, l’alcool, les drogues dures, les contraceptifs oraux chez la femme de plus de 35 ans et l’hormonothérapie, préconisée au moment de la ménopause.
Les solutions sont dans un seul médicament (indiqué dans les AVC causés par une thrombose ou par une embolie), il s’agit d’un activateur du plasminogène tissulaire, une protéine du sang qui aide à dissoudre les caillots en une heure ou deux. Mais pour être efficace ce médicament doit être injecté par voie intraveineuse dans les trois heures qui suivent l’AVC. La chirurgie est utilisée s’il y a une hémorragie importante. S’il y a un anévrisme découvert au moment de la chirurgie, il est traité pour éviter qu’il se rompe et qu’un autre AVC se produise (on solidifie alors l’artère dilatée avec un filament de platine).
A titre préventif on peut faire une endartériectomie de la carotide, une angioplastie. Mais on peut également faire du Qi Gong qui permet aux personnes hypertendues de diminuer l’hypertension car cette catégorie de personnes est à risques pour l’AVC.
Les autres traitements sont l’acupuncture, la massothérapie et thérapie des fascias, la méthode Feldenkrais et les techniques de relaxation (pour évacuer le stress).
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