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Ostéopathie - Ostéopathe DO
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Dégénérescence Maculaire liée à l’âge
(DMLA)
La DMLA se caractérise par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine, le plus souvent à partir de l'âge de 50 ans, entraînant un affaiblissement important des capacités visuelles mais sans les anéantir. Les causes précises ne sont pas connues et on ne sait pas guérir cette maladie mais seulement ralentir son évolution.
Sa description remonte pour la première fois en 1874. Aujourd’hui en occident elle touche 12 % de la population entre 65 ans et 75 ans (cause principale de cécité non corrigeable). La DMLA est plus fréquente chez les personnes de couleur blanche et deux fois plus rare chez les personnes de couleur noire. En France plus d’un million de personnes sont atteintes.
Il existe plusieurs facteurs de risques :
-L'âge : le risque augmente à partir de 50 ans.
-Le tabagisme.
-Les antécédents familiaux.
-L'hypertension artérielle augmente le risque d'environ un cinquième.
-L'exposition solaire augmenterait sensiblement le risque.
-Le surpoids.
Un ou deux yeux sont atteint par la DMLA. Le patient se plaint d’une baisse de la vision, d’une déformation des images, l’impossibilité de lire un mot en entier en raison d'un scotome (lacune immobile dans le champ visuel due à l’absence de perception dans une zone de la rétine). Mais cela n’est pas douloureux.
Si rien n’est fait l'atteinte d'un œil se bilatéralise dans un peu moins d'un cas sur deux en cinq ans et le risque de cécité invalidante atteint un peu plus de 10% dans le même laps de temps.
A l’heure actuelle il n’existe pas de traitement curatif ou préventif concernant la DMLA de forme atrophique.
L'arrêt du tabac et la perte de poids sont fortement conseillés. De même que la prise de complément vitaminique (vitamine B9, B6 et B12) peut diminuer le risque de survenue de la maladie par l'intermédiaire d’une diminution du taux sanguin d'homocystéine, une molécule dont la concentration sanguine semble corrélée avec le risque de survenue d'une DMLA.
Le traitement des lésions extrafovéolaires de la DMLA néovasculaire est la photo coagulation par laser argon ou krypton, qui les stabilise une fois sur deux.
Le traitement de référence des lésions rétrofovéolaires de la DMLA néovasculaire est la photothérapie dynamique. Elle n'améliore pas la vision mais stabilise la perte visuelle, chez la moitié des patients. Elle consiste en l'injection intraveineuse de vertéporfine, photosensibilisant, suivie de l'application d'une lumière rouge par laser sur la zone à traiter, permettant une destruction de la néovascularisation. Elle permet ainsi de ralentir l'évolution de la maladie.
L'utilisation d’anticorps monoclonaux recombinants, ciblés contre le facteur de croissance endothéliale de type A, a été proposée avec une certaine efficacité pour freiner l'évolution de la forme exsudative de la maladie (injections régulières dans l'œil par voie intra-vitréenne, rien de très agréable !).
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